C’est parti et c'est ici que ça se passe : Alice : Retour au pays de la folie (by Dumm)
mercredi 21 décembre 2011
I'm back ! (comme promis)
C’est parti et c'est ici que ça se passe : Alice : Retour au pays de la folie (by Dumm)
mercredi 15 avril 2009
I'll be back
Pour ceux parmi vous qui pensaient que j'avais désormais mis mon clavier au rebut et que je passais mon temps à me dorer la pilule au soleil de je ne sais quelle contrée au climat plus clément, qu'ils se ravisent ! En effet car j'officie toujours ponctuellement sur le Web même si les délais entre deux de mes proses sont de plus en plus élastiques. Alors bien sûr, je me fais relativement rare sur mon propre blog et vous l'aurez remarqué si vous passez de temps en temps (je ne vous tiendrai pas rigueur de ne pas le faire par ailleurs vu ce qu'il y a à se mettre sous la dent ces derniers mois) mais je m'efforcerai de revenir plus fréquemment quitte à écrire de plus courts textes. Cela dit, le sujet n'est pas là. Si je sors de ma tanière, c'est pour vous faire part d'un nouvel article que j'ai écrit récemment pour le site COMIC SCREEN, le site où les super-héros crèvent l'écran. Si l'image ci-contre ne vous avait pas encore mis la puce à l'oreille, sachez que le sujet concerne les aventures du Punisher au cinéma, une façon comme une autre de fêter la non-sortie scandaleuse du Punisher War zone sur les écrans français. Mais trêve de bavardage et allez donc me lire toute affaire cessante cet article entièrement fait main. Je vous préviens, j'interrogerai la prochaine fois.samedi 28 février 2009
Le droit à la paresse et un conseil de lecture
Vous l'avez sans doute remarqué et vous être trop polis pour me le signaler (ou alors personne ne vient jamais ici et j'écris dans le vide) mais ce blog ne se renouvelle pas des masses. Ce n'est pourtant pas l'envie d'écrire qui me manque, que ce soit pour parler de sujets qui me passionnent ou pour pousser des coups de gueule. Non, c'est juste que je suis relativement paresseux de nature et que pour que je décide à me mettre sur les rails il faut simplement, comme l'on disait jadis lorsque je fis mon service militaire et de façon très fleurie, que je me sorte les doigts du cul. Je tiens à bien insister sur le fait qu'il s'agit là d'une métaphore car j'en sens certains parmi vous, bande de petits malins, prêts à m'imaginer dans cette inconfortable posture. Je mets donc un peu de temps à faire les choses, mais quand je suis lancé, plus rien ou presque ne peut m'arrêter (le petit marrant qui a dit : "sauf une rupture du tendon d'Achille est prié de quitter la salle !"). Comme je suis actuellement en train de travailler à plusieurs articles destinés à un plus large public (ce qui ne veut pas forcément dire "tous publics") et que je n'ai rien de véritablement achevé à l'heure où je tape ces lignes, je me suis décidé à vous fournir, de façon régulière mais non systématique quelques sujets que j'ai écrits à une date ultérieure et qui parurent sur le net dans un Webzine nommé The Padre Comics News. La plupart d'entre vous n'ayant sans doute jamais lu ce zine tombé aux oubliettes, les articles que je vous proposerai vous sembleront de toute façon nouveaux même si la date de fraîcheur est dépassée. Histoire de leur redonner un coup de jeune, je les retoucherai à l'occasion et les agrémenterai de nouvelles images. Aux personnes pour qui ces textes seraient par trop familiers, je leur demanderai de patienter un peu en attendant des sujets plus actuels si tant est que vous attendiez quelque chose de ce blog. Donc voilà. Ma fainéantise étant sinon justifiée en tout cas annoncée, voici, pour celles et ceux qui ont décidé de rester, le premier "reprint" d'un article publié dans un passé pas si lointain. Disons qu'il s'agit là de l'édition collector. Après tout, les marchands de DVD n'agissent pas autrement et s'appliquent à nous fourguer encore et encore des versions multiples d'un même film, prenant ainsi le consommateur pour une vache à lait, et je reste poli. La seule différence, c'est qu'ici c'est gratuit.Je vous propose donc de découvrir ou redécouvrir un conseil de lecture que je dispensais alors. Il s'agit d'un comic book et là de suite je sens mon lectorat féminin prêt à partir vers d'autres horizons. Ce serait une erreur. Tous les comics ne s'adressent pas qu'aux garçons et je pense que celui-ci, empreint d'une incontestable poésie, même si elle revêt parfois des atours morbides, saura parler aux deux sexes. Son auteur, en interview, s'étonnait même que la majeure partie de ses fans soit composée de filles. Voici donc le conseil de lecture du Padre (désolé si je parle parfois de moi à la troisième personne, mais mon pseudo me donne l'impression d'avoir une vie propre) que j'espère vous suivrez : The Crow.
Peut-être plus connu pour ses diverses adaptations cinématographiques, dont le premier chapitre avec Brandon Lee reste à ce jour un véritable chef-d’œuvre, ou pour sa série télévisée franchement oubliable avec Mark Dacascos, The Crow est avant tout une bande dessinée créée par James O’Barr à la suite d’un drame personnel. Mélange d’amour et de mort, récit d’une vengeance destinée à trouver le repos de l’âme, la lecture de The Crow est un exercice dont vous ne devriez pas sortir totalement indemne. Mais avant de nous pencher sur l'œuvre, parlons de son auteur, James O'Barr. Alors qu'il est âgé de 18 ans et qu'il vient de quitter sa famille adoptive pour vivre avec sa fiancée Bethany, celle-ci est victime d'un chauffard ivre qui la percute avec son véhicule. La jeune femme n'y survit pas et James O'Barr, dévoré par le chagrin s'engage dans les Marines, célèbre corps d'armée des Etats-Unis, et se retrouve basé en Allemagne. Le dessin, et la bande dessinée en particulier, lui sert d'exutoire et il commence, au début des années 80, à travailler sur The Crow, une façon pour lui d’exorciser sa douleur et sa peine après la mort de sa fiancée. Après avoir quitté les Marines, O’Barr fait des petits boulots à droite à gauche puis travaille dans les comics jusqu’à ce qu’on le découvre et le publie en 1989. Le premier volet de sa série est publié chez Caliber Press en février de cette année là. Mais des aléas financiers oblige la suite a demeurer en attente jusqu'à ce que Tundra Publishing édite l'œuvre en trois graphic novels. En 1993, Kitchen Sink Press Inc. achète les droits de la série et publie les épisodes existants dans un seul et même volume agrémenté de dessins inédits. C'est de cette version dont je vais vous parler. L'histoire de The Crow :
Après une panne de voiture, un jeune couple, Eric et Shelly, se retrouve perdu sur une route sombre de campagne. Un groupe d’hommes survient, viole et tue sauvagement Shelly après avoir abattu Eric d’une balle en pleine tête. Ce dernier, en train de mourir de ses blessures, ne peut que regarder impuissant, l’horreur qui se déchaîne autour de lui. A cause de la nature horrible du meurtre, et de l’amour qui les liait, l’âme d’Eric est incapable de trouver le repos. Un an plus tard, un corbeau le ramène à la vie pour prendre sa revanche sur les hommes qui les ont tués. Eric entreprend de traquer et tuer systématiquement ses meurtriers. En chemin, il apprend que verser le sang n’apaise pas forcément la douleur. Mais sa mission, qui est de venger leurs meurtres, doit être accomplie, afin qu’il soit réuni dans la mort avec Shelly.
Pourquoi Le Padre vous le conseille :

En tout cas pas pour vous payer une bonne partie de rigolade mais vous vous en seriez doutés si vous n'avez pas sauté le paragraphe précédent. Oui, car il existe des oeuvres que l’on se prend comme une bonne claque en pleine figure (mais n'ayez pas peur si vous ouvrez le bouquin, l'expression n'est pas à prendre dans son sens littéral). The Crow est de celles-ci et je vous avouerai qu’il ne m’est pas aisé de vous donner les raisons de ce conseil de lecture tant celles-ci se situent sur le plan des sensations ressenties et pas toujours évidentes à exprimer (ou alors j'ai un vocabulaire plus limité que je ne croyais). Tout ce que j’aurai envie de vous dire c’est tout simplement de lire et vous verrez. Alors évidemment, ce récit n’est pas des plus gais. Comme l’a déclaré James O’Barr, il est ce qu’il a écrit de plus sombre et désespéré et si vous ne vous sentez pas au mieux au moment de choisir une lecture, The Crow ne vous remontera certainement pas le moral. Mélange de narration classique, de séquences oniriques, de poèmes et de chansons retranscrites dans différentes langues, ce livre est une oeuvre unique, romantique et morbide, sensuelle et violente. The Crow est empreint des différentes influences avouées de James O’Barr que sont Arthur Rimbaud, Lewis Caroll, Edgar Poe ou Will Eisner mais également Iggy Pop (le look de son héros en est d’ailleurs inspiré en partie, la partie restante appartenant à Peter Murphy, ancien leader du groupe Bauhaus), Robert Smith des « Cure » et Joy Division. Rien de très forcément joyeux dans tout ça (on est assez loin de la Compagnie Créole) mais le sujet et les raisons de l’auteur n’appelaient pas ce type de sentiments.
Il y a quelques années, The Crow fut porté à l’écran par le très bon Alex Proyas (Dark City, I Robot). Je ne vais pas développer ici tout le bien que je pense de ce film que je considère comme un chef-d’oeuvre du genre mais je vais quand même vous en toucher deux mots si vous le voulez bien. Tout d’abord, si je devais fournir une réponse à la question : « Faut-il voir le film ou lire le livre avant ? » je vous répondrais finalement « Peu importe ». Ca vous aide, non ? En ce qui me concerne, et si jamais ça vous intéresse, j’ai d’abord découvert le film au cinéma avant de lire le livre. Et je les ai tous deux trouvés magnifiques, sombres et désespérés (mais j’aime rire aussi parfois, je vous rassure). Alex Proyas a su capturer l’essence de l’oeuvre de James O’Barr sans en trahir l’émotion et la seule véritable horreur sortie du long métrage reste la mort de Brandon Lee qui incarna Eric Draven avec tout ce que le rôle nécessitait de puissance et de vulnérabilité mêlées. James O’Barr, devenu ami avec l’acteur, revivait alors le même type de tragédie qui était à l’origine de son oeuvre. Cruelle ironie.J’ignore si ces quelques lignes vous auront donné envie de lire The Crow, tant il est vrai que mes propos vous auront peut-être persuadés qu’il s’agit là d’une oeuvre morbide sans la moindre lueur d'espoir ou de vie. Vous auriez en tout cas tort de le croire, car si l’histoire parle essentiellement de vengeance et de mort, son principal moteur en demeure l’amour. Et à moins de faire partie de ces "cowboys" dont le groupe Sinsemilia chante actuellement le retour, vous ne devriez pas y être insensible.
Si jamais, vous désirez en savoir un peu plus sur James O'Barr, voici une occasion d'aller découvrir son site officiel.
vendredi 13 février 2009
Quand nos héros s'animent

Pour conclure, je tenais juste à vous signaler que j'ai tellement apprécié ce site que j'ai contacté son Webmaster pour lui proposer ma collaboration qu'il a d'ailleurs acceptée et je l'en remercie. J'ai depuis écrit un article à l'occasion de la sortie Dvd de "Batman : Le chevalier noir" (que vous pouvez lire en cliquant ici) et j'espère que ce sujet n'est que le premier d'une longue liste à venir (si ma paresse naturelle veut bien la mettre en veilleuse).
Voilà, et si comme moi vous appréciez "Comic Screen" et que par ailleurs vous êtes un adepte de l'errance sans fin sur FaceBook, vous pouvez y rejoindre le groupe associé au site à cet endroit.
A très bientôt pour de nouvelles aventures.
vendredi 30 janvier 2009
Il manque Hulk sur mon blog
L'article de ce jour (je vais même oser dire "de cette semaine" vu le laps de temps entre deux articles mais en même temps je vous avais prévenu) mettra donc en avant cette geek attitude qui m'habite (ce n'est pas un gros mot) puisqu'on y parlera de cinéma et de super-héros. Soucieux de plaire au public et en particulier à mes fidèles abonné(e)s, je voulais écrire un article plus général, intéressant à la fois les garçons et les filles. J'espère y parvenir car je crains les représailles d'une amie qui me réclamait récemment un article pour savoir "quelle bio-nana elle était ?". Je pense qu'elle ne m'en voudra pas car je sais qu'elle a vu le film dont nous allons parler (même si elle s'est tirée lors de la baston finale). Je reconnais une fois de plus que l'introduction a été un peu longue (mon ex serait sans doute d'accord) mais j'aime prendre le temps de mettre les choses en place. Sans plus attendre, voici donc L'Incroyable Hulk.
Réalisé en 2008 par Louis Leterrier (un petit français !), le film succède au Hulk de Ang Lee sorti 5 ans plus tôt. Un film qui, loin d'être un ratage total, n'avait pas convaincu grand monde. Entre ceux qui le trouvaient trop vert, trop bondissant ou trop physiquement proche de David Douillet et les autres qui ne retrouvaient pas ce qu'ils connaissaient du Titan Vert, personne n'entama une danse de la joie à la sortie des salles. Il faut dire que certaines données n'avaient pas vraiment été prises en compte. Le public qui s'était déplacé au cinéma avait pour la plupart comme seule et unique référence du personnage, la série télévisée des années 80. Inutile de dire que les fans de la perruque de Lou Ferrigno et de sa teinture verte qui partait à la moindre goutte d'eau allaient au devant d'une déception. Quant aux lecteurs des aventures de Hulk dans les comics, plus d'un élément scénaristique allait leur défriser la permanente. Mais assez avec la version Ang Lee et passons à celle de Louis Leterrier (qui aurait mérité de travailler pour la Fox. Cherchez pas, y'a juste un jeu de mots approximatif et pas drôle).Précisons-le d'entrée, L'Incroyable Hulk, bien qu'il le suive chronologiquement parlant, n'est pas une suite de Hulk. Il s'en démarque d'ailleurs dès le générique de début durant lequel sont redéfinies ses origines. Une expérience menée conjointement par le docteur Bruce Banner et l'armée. Banner sert de cobaye. L'expérience tourne mal, transformation monstrueuse et fuite dévastatrice des labos. Désormais Bruce Banner est un fugitif avec l'armée américaine à ses trousses et qui essaie de trouver un remède à ses métamorphoses.
Ce qui est clair avec ce bref résumé, c'est que cette version du film reprend les idées directrices de la série télé : le fugitif et sa quête désespérée de la guérison. Une bonne initiative car au final L'Incroyable Hulk s'avère passionnant, bien plus que la version précédente en tout cas. Mais si les adeptes de la série y trouvent leur compte, les lecteurs de comics ne sont pas en reste car les références y abondent. Je ne les citerai pas toutes mais Mr Blue, l'Abomination, Jim Wilson, Samuel Sterns (futur Leader) ou l'allusion amusante au pantalon violet de Hulk sont autant de citations bien venues sans trop appuyer le trait. Nous pourrions étendre le jeu en relevant les signes hérités de la série telle qu'une apparition télé du regretté Bill Bixby, Lou Ferrigno en vigile, la machine à rayons gamma ou les yeux de Banner qui changent de couleur juste avant la métamorphose, gimmick devenu mythique. Mais la qualité du film ne se limite pas à tous ces clins d'oeil. Le scénario mêle habilement les scènes d'actions et les moments "d'accalmie" qui font que même si Hulk n'est pas présent à l'écran, le film ne perd jamais de son intérêt ni n'oublie de susciter l'émotion (les retrouvailles entre Bruce et Betty sont suffisamment émouvantes pour qu'on soit en droit de s'essuyer discrètement le coin de l'oeil. Cela dit je suis peut-être un peu trop fleur bleue par moment, vous verrez bien quand vous y serez).
Le casting est quant à lui impeccable. Edward Norton interprète un Bruce Banner tout en retenue et s'avère être un choix judicieux (en plus d'un co-scénariste), William Hurt est un général Ross qu'on aime détester, Tim Roth en Emil Blonsky casse littéralement la baraque et Liv Tyler est suffisamment adorable pour qu'on comprenne la frustration du personnage de Banner à un moment plus intime du film. Quant au Hulk de synthèse, moins vert pomme et plus nerveux que son aîné, il est redoutablement efficace même si j'imagine qu'il y aura toujours un grincheux qui criera au manque de réalisme à propos d'un personnage qui de toute façon ne peut physiquement exister. Les scènes où le colosse entre en action sont mémorables (l'affrontement sur le campus, la colère face à l'orage) et raviront ceux qui ont été déçus par les bastons mollassonnes aperçues au détour d'un Fantastic Four et le Surfeur d'Argent.
C'est donc sans retenue que je vous conseille ce film qui prouve que Marvel a bien fait de ne plus brader ses licences comme la firme a pu le faire par le passé et de décider de produire ses adaptations de comics. Mine de rien, et par l'entremise de leur maison de production, le géant des comics américain est en train de bâtir progressivement un univers cohérent au cinéma comme cela a été fait dans les bandes dessinées. Et avec des réussites comme Iron Man ou ce Hulk de très bon cru, on est en droit d'attendre la suite (Captain America, Thor, Avengers) avec la bave au lèvres. Si ça, ce n'est pas une conclusion de geek ...lundi 19 janvier 2009
Viande avariée
Réalisé en 1977, Hamburger Film Sandwich (dont le titre original est Kentucky Fried Movie mais le sandwich au bœuf devait être plus connu en France à cette époque) est en fait un enchaînement de sketchs sans aucun lien entre eux. Mis en scène par John Landis (de bonnes choses comme Le loup-garou de Londres ou Un fauteuil pour deux mais aussi quelques purges comme Le flic de Beverly Hills 3) et scénarisé par les ZAZ (Jerry Zucker, Jim Abrahams et David Zucker, le trio responsable de l'hilarant Y-a-t-il un pilote dans l'avion, Top secret ou encore les Y-a-t-il un flic ...) a de quoi faire saliver l'adepte de comédie non-sensique flirtant parfois avec le dessous de la ceinture qu'il m'arrive parfois d'être, avouons-le franchement.C'est donc plein d'espoir que je me loue le film en VOD, un paquet de chips et une bouteille de Coke (tant pis pour la pub) à portée de main (mais surtout de bouche).
Dire que ma déception est grande serait un euphémisme. Outre le fait que l'humour peut paraître un peu daté (mais peu importe l'âge du film, après tout Y-a-t-il un pilote ... date de 1980 et est toujours aussi drôle presque 30 ans plus tard) il n'est pas plus drôle qu'une mauvaise saison de Benny Hill. Le film est en fait une succession de parodies : fausses pubs, faux journaux télévisés, fausses bandes-annonces et faux film puisque le plus long (trop long ?) sketch dure une demi-heure et pastiche Opération Dragon.
Replaçons cependant les choses dans leur contexte (époque et lieu) car certains gags ne pourraient être appréciés que dans ce cas quand il s'agit par exemple de vannes visant des produits purement américains.
A ce propos, il vaut mieux éviter la version française car celle-ci regorge d'adaptations stupides destinées à ne pas dépayser le spectateur français de la fin des années 70. C'est ainsi qu'on a droit à un personnage qui se voit menacé d'être expédié à Etretat ou à un autre à qui on demande de chanter J'irai revoir ma Normandie alors que le but est qu'il puisse retourner au Kansas (allusion au Magicien d'Oz), une pratique bien de chez nous qui consistait à prendre le spectateur pour un con en estimant qu'il n'y verrait que du feu si on lui glissait des références françaises dans un contexte qu'il savait parfaitement américain. Mais revenons à nos sketchs. L'ensemble, comme beaucoup de films à segments, est inégal et on peine parfois à esquisser un sourire. Certains passages sont relativement drôles (généralement ceux qui sont le plus de mauvais goût et le plus politiquement incorrects) comme Le front unifié des décédés où une association milite pour le droit à garder le cadavre de ses chers disparus, L'oxyde de zinc et vous qui propose de voir comment serait la vie sans ce composé chimique ou encore quelques scènes de Pour une poignée de yens, la très longue parodie de Bruce Lee. Les zygomatiques resteront toutefois relâchés pour la plupart des autres sketches même si on tente désespérément de se mettre dans la peau du spectateur de l'époque, tâche pour le moins impossible. 
Le film a toutefois rapporté gros pour une mise de départ relativement modeste et a semble-t-il influencé beaucoup de comiques, notament français comme Les Nuls (le générique de début et de fin de Hamburger Film Sandwich n'est autre que la Carioca, utilisée par Alain Chabat dans La cité de la peur) ou les Inconnus qui apparemment se sont largement servis de l'idée du segment Danger Seekers. La question qui me taraude est : aurais-je trouvé ce film drôle si je l'avais vu à sa sortie ? (surtout quand je réalise le nombre de films qui m'ont fait me tordre de rire jadis et que je trouve aussi drôles qu'une crise d'hémorroïdes aujourd'hui). Je ne le saurai jamais et la question ne devrait d'ailleurs pas se poser pour apprécier un film. Ce qui compte c'est mon impression de ce soir et les 2,99€ lâchés pour la VOD. Finalement, quand on parvient à mettre la main sur un "trésor" convoité depuis longtemps, il vaut peut-être mieux adopter la réaction d'Indiana Jones à la fin du premier film quand les nazis ouvrent l'arche d'alliance : ne pas regarder sous peine de se liquéfier. Maintenant, vous faites ce que vous voulez mais vous ne direz pas que vous n'avez pas été prévenus.
jeudi 15 janvier 2009
Allez, lisez ! (proverbe présidentiel)
Allez, on va changer de registre pour parler un peu littérature. Comme en ce moment, je peux tenter de rattraper le retard que j’ai accumulé dans mes lectures, j’essaie de ne pas me priver. L’auteur qui m’occupe en ce moment est un monument de la littérature fantastique pour ne pas dire de la littérature tout court. Il s’agit de Richard Matheson.
Ce nom vous est peut-être inconnu mais il officie depuis les années 50 et même si vous n’avez lu aucun livre de l’auteur il vous est peut-être arrivé de regarder une œuvre télévisée dont il était le scénariste ou l’un de ses écrits adaptés au cinéma. En effet, Richard Matheson a beaucoup écrit pour La quatrième dimension (The twilight zone) et quelques films comme L’homme qui rétrécit, Duel ou Je suis une légende proviennent de ces romans ou nouvelles. Ces récits, pour la plupart ancrés dans un quotidien qui ressemble au nôtre, dérivent pour la plupart vers le fantastique, l’étrange, l’inexpliqué. On retrouve ce genre d’ambiance chez un auteur comme Stephen King qui n’a jamais caché l’influence de Matheson.
Je lis actuellement un recueil de nouvelles, intitulé Miroir, Miroir où l’on retrouve parfaitement l’incursion de la terreur dans le quotidien des protagonistes propre à l’écrivain. Un recueil que je vous conseille donc sans retenue comme n’importe lequel des romans de Matheson (cela dit, je ne les ai pas encore tous lus). Pour bien débuter votre incursion dans le domaine, je ne saurais trop vous conseiller de vous jeter sur l’intégrale des nouvelles de Matheson publiée en 5 volumes chez Imagine Flammarion. Les titres sont les suivants :
1 - Derrière l’écran
2 - Intrusion
3 - La poupée à tout faire
4 - Le pays de l’ombre
5 - La touche finale
Bon, je sais. Vous vous dites « il est marrant avec ses conseils, mais on va quand même pas tout acheter non plus ! ». Certes, j’entends bien. Mais, si je vous connais (il y a des chances si vous êtes sur ce blog), si vous êtes sages (à vérifier) et si vous êtes propres (condition irrévocable pour lire un de mes livres, maniaque que je suis), je peux toujours vous les prêter. Voilà, à vous de jouer maintenant. Vous devriez déjà être en train de lire.
mercredi 14 janvier 2009
Sur un plateau
Dans la série "La séance du Padre", voilà mon film de la soirée :
The Return (2007) : un film de Asif Kapadia avec Sarah Michelle Gellar, Sam Shepard et Peter O'Brien