
L’histoire:
Le docteur Jan Sayer, psychothérapeute, anime un groupe de discussion très particulier puisqu’il est composé de cinq survivants qui ont dû faire face à une horreur qui tient aussi bien du réalisme le plus morbide que du surnaturel. C’est ainsi qu’à chaque prise de parole des patients, nous faisons la connaissance de Harrison, qui lorsqu’il était ado a affronté une telle abomination qu’on fera de lui plus tard un personnage de roman, de Stan, homme-tronc résultat des exactions d’une famille de cannibales, de Barbara, victime d’un tueur en série qui grave des messages sur les os de ses victimes avant de les recoudre, de Martin qui semble terrorisé à l’idée d’ôter ses lunettes noires et enfin de Greta qui présente un nombre importants de scarifications sur l’ensemble de son corps. Ils sont tous là pour parler de leur trauma et tenter de se reconstruire. Mais l’horreur est-elle vraiment terminée ?
Une histoire originale qui se place du point de vue des victimes mais qui ne donne jamais dans l'excès de gore. Pas besoin. L'identification progressive du lecteur aux différents personnages au fur et à mesure de leurs récits personnels lui fera toucher l'horreur du doigt et saura susciter quelques malaises sans effets grand-guignolesques inutiles.
Inutile d'en dire plus au risque de vous gâcher la lecture d'un roman qu'on a envie de lire d'une seule traite tant chaque fin de chapitre nous donne envie d'enchainer sur le suivant. Entre les séances de psychothérapie et les évocations de l'horreur vécue par les personnages, la tension ne faiblit jamais jusqu'à un dénouement qui réserve quelques surprises.
Daryl Gregory est un auteur à suivre et à ne pas perdre de vue. Auteur de 6 romans et d'un recueil de nouvelles, il n'y a hélas pour le moment que deux titres disponibles en français. Nous allons tous très bien, merci donc mais également L'éducation de Stony Mayhall dont je vous parlerai dans un futur proche, tous deux sortis chez Le Bélial’. Deux autres de ses romans devraient être publiés chez ce même éditeur : Afterparty et Harrison Squarred. Dire que j'ai hâte serait un euphémisme.
Le Padre.
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