mardi 9 août 2022

L'Espagne, ça vous gagne : Episode 1

 

Muse de Jaume Balaguero (2018)

Genre : Fantastique à tendance légèrement horrifique

L’histoire : Samuel est professeur de littérature en université et amoureux d’une de ses élèves (rien de glauque, la fille est majeure et amoureuse également). Alors qu’ils viennent de passer un moment intime ensemble, la jolie Beatriz lui reproche de ne pas officialiser et de garder leur liaison secrète. Il lui explique que s’ils levaient le secret ils seraient l’objet des ragots du campus. 

Elle fait alors promettre à Samuel de l’aimer toujours, ce qu’il fait. Peu après, il la rejoint dans la salle de bain et découvre avec horreur qu’elle s’est tranché les veines dans la baignoire. 

 Un an plus tard, Samuel vit en reclus pour faire son deuil mais ses nuits sont hantées par le même cauchemar : dans une maison, une femme essaie d’échapper à des silhouettes qui la poursuivent. Mais quand celles-ci la rattrapent, elles placent la femme au milieu d’un cercle tracé au sol et l’égorgent. Samuel en parle à sa meilleure amie également prof de littérature. Plus tard, le meurtre d’une femme est annoncé à la télé et Samuel reconnait la femme de ses cauchemars. Il se rend sur les lieux du crime, pénètre dans la maison et commence à fouiller lorsqu’il tombe nez à nez avec une jeune femme qui a fait le même cauchemar que lui.

Bon voilà, c’est le début de l’histoire et si je vous le conseille et que vous décidez de le regarder il vaut mieux ne pas trop en savoir car j’ai trouvé le film relativement original et quelques petits twists bienvenus viennent émailler le récit. 

On est loin de l’horreur pure mais plutôt dans une enquête surnaturelle qui plonge dans un univers pas franchement galvaudé qui est celui (je ne spoile pas vraiment car c’est dans le titre) des muses, ces inspiratrices venant susurrer à l’oreille des poètes. Je n'en dis pas plus. 

En plus d’une histoire captivante, le casting est à l’unisson : Elliot Cowan, un acteur anglais convaincant qu’il me semblait avoir déjà vu dans d’autres films mais en regardant sa bio je n’en vois qu’un (Howl, film mêlant train de banlieue et lycanthrope) mais il jouait également Laurent de Médicis dans la série Da Vinci’s Demons. Franka Potente également, ainsi que Christopher Lloyd complètent la liste ainsi que deux jeunes et jolies actrices, l’une roumaine Ana Ularu et l’autre espagnole Manuela Vellés. Le tout est emballé par Jaume Balagueró séparé ici de son comparse Plaza parti vendre des appartements. A noter, un superbe générique de début très … organique.


 

Le Padre

 

2 commentaires:

  1. Le ciné 'de genre' espagnol a souvent le vent en poupe , et je trouve particulièrement bien vu d’en faire un sujet dédié ! Bien joué Le Pad’
    A nous de le développer...

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  2. Le cinéma de genre a toujours plus ou moins été méprisé par les instances cinématographiques françaises qui préférent financer un drame nombriliste, une bouffonnerie avec Christian Clavier ou des étrons cosmiques made in Kev Adams. Heureusement qu'il existe quand même quelques résistants (Maury & Bustillo, Julia Ducournau, Pascal Laugier ou Alexandra Aja pour ne citer qu'eux) pour nous sortir d'une production française générale qui nous fait doucement marrer mais pas pour les bonnes raisons.

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