Après quelques années d'inactivité pour cause de paresse chronique, je reprends du service sur ce blog en proposant diverses critiques pop-culturelles, notamment de films divers et variés, allant du blockbuster à la plus obscure série Z. Mais le périmètre pourra s'étendre à bien des domaines pas seulement cinématographiques. Le Padre et Zomba666 seront vos guides afin de vous aider à dénicher des petites perles. C'est parti !
vendredi 5 août 2022
Back in business !
mercredi 25 janvier 2017
ALERTE ZOMBIES !
George Romero nous l’avait annoncé en 1968 dans La nuit des morts-vivants. Robert Kirkman nous l’a rappelé plus récemment avec The Walking Dead.
Les zombies sont parmi nous ! Il y a plus de 40 ans que le père George
les avait vus venir, le bougre, bien avant tout le monde. Il s’était
juste trompé sur leur apparence. Point de chair en putréfaction ou de
vêtements en lambeaux, non, le zombie est en fait habillé comme tout le
monde et il lui arrive même de suivre la mode. Pas non plus de démarche
hésitante et chaotique car même si le zombie ne regarde pas où il va, il
y va d’une démarche assurée quitte à percuter un de ses congénères ou
un passant innocent. On ne retrouve pas non plus chez lui cette envie
irrépressible de dévorer autrui.
Alors comment le reconnaître me direz-vous ? Très simplement.
Alors comment le reconnaître me direz-vous ? Très simplement.
Le zombie déambule toujours avec dans la main un étrange petit rectangle de plastique et de métal appelé smartphone
(de l’anglais smart qui veut dire intelligent et qui signale donc que
toute la capacité à raisonner de l’individu se situe dans ce boitier et
du grec phônê qui signifie voix et que je signale uniquement pour
l’aspect culturel de cette rubrique) et qui l’arbore en toutes
circonstances : à pied, à vélo, en voiture ou aux toilettes.
Le zombie se caractérise également par sa propension à faire fi de
toutes les convenances et fouler au pied la notion de respect de son
interlocuteur. J’ai bien dit interlocuteur car avant sa métamorphose, le
zombie communique avec son prochain. Ce n’est que lorsqu’il prend en
main son quadrilatère électronique qu’il part pour un autre monde, celui
des cerveaux en absence.
Donc, autre grande différence avec le zombie vu par Romero, le nôtre
peut revenir parmi les vivants. Il suffit d’une panne de batterie, d’une
coupure réseau ou d’une grande claque dans la gueule (méthode la plus
réjouissante) pour que le zombie revienne parmi nous, un peu hébété et
inconscient de son impolitesse et de son manque de savoir-vivre (en même
temps le zombie n’est pas vraiment vivant et peut être excusable). Mais
ne relâchez pas votre attention car cet état n’est que temporaire car
tel le junkie notre zombie moderne désire ardemment son état de
délabrement cérébral et il est prêt à dépenser des sommes folles pour
l’entretenir.
Après ce triste constat et pour conclure, n’hésitez pas à entrer dans
la résistance anti-zombies et n’oubliez pas que comme dans les films,
il n’y a qu’une façon de les arrêter : viser le cerveau ! Rappelez-vous
simplement qu’ils le tiennent dans leur main.
30 MILLIONS D'AMIS ET UNE POIGNEE D'ENFOIRES
A l’exception de quelques émissions je regarde très peu la télévision.
Celle dirigée par des professionnels en tout cas car MA télé je la
regarde mais avec les programmes que je glisse dans mon lecteur
multimédia. Pas celle qu’on vous entrecoupe d’écrans publicitaires
jusqu’à l’écœurement ou qui vous diffuse une série en enchaînant
l’épisode 1 de la saison 10 avec l’épisode 6 de la saison 3. Non, je
parle ici d’une télévision qui respecterait le téléspectateur sans
vouloir le transformer en masse gélatineuse incapable de décoller du
canapé ou d’appuyer sur le bouton arrêt de la télécommande. Bref tout ça
pour vous dire que parmi les rares émissions qu’il m’arrivait de
regarder, 30 millions d’amis trônait dans le peloton de
tête. Je dis bien « qu’il m’arrivait de regarder» car ce rendez-vous
dominical avait vu sa programmation déplacée du dimanche après le repas
(ou pendant, ça dépend de la vitesse à laquelle vous mangez) au mercredi
matin ce qui, pour les gens qui bossent est nettement moins pratique.
Dans ces conditions il est facile de dire qu’une émission réalise moins
d’audience.
NB : Cet article, comme les deux précédents, est un import de mon blog précédent que je n'utiliserai plus (déjà que je ne m'en servais pas des masses).
Toujours est-il que la nouvelle direction de France Télévision a décidé
de retirer nos amis les bêtes de sa grille de programmes à partir de
cette semaine arguant surtout du fait que « 40 ans c'est bon, non ? » et
place à la jeunesse et à la nouveauté. On verra bien ce que ça donne
(ou pas car finalement on s'en fout) mais en attendant, permettez-moi de
trouver regrettable l’arrêt de cette émission qui s’est toujours battu
pour la cause animale et qui n’insultait pas l’intelligence du
spectateur même si certains trouvaient cela ringard (alors qu’ils ne
regardaient sans doute pas l’émission, cela va sans dire). Cela dit et
pour conclure il ne faut pas désespérer puisqu’on trouve quand même des
animaux sur France Télévision : les chacals qui dirigent la chaîne.
NB : Cet article, comme les deux précédents, est un import de mon blog précédent que je n'utiliserai plus (déjà que je ne m'en servais pas des masses).
LE COIN DU LECTEUR : CHAPITRE 1
Grand amateur de films dits « d’horreur », il m’arrive parfois de me
poser la question suivante : « Comment s’en sortent les rescapés d’un
point de vue psychologique après les évènements traumatisants qu’ils
viennent de vivre si le film devait se poursuivre comme s’il s’agissait
de la vraie vie ? » Eh oui, on se demande ! Ils ont beau s’en tirer,
y’aura forcément des séquelles ! Quid de la santé mentale du personnage
incarné par Marilyn Burns, seul survivant après le premier Massacre à la tronçonneuse ?
Et ceux qui ont échappé à la machette de Jason ou aux coups de couteaux
de Mike Myers, comment appréhendent-ils l’avenir ? Restent-ils
traumatisés à jamais ou parviennent-ils à gérer leur effroyable passif ?
Eh bien, ces questions que jusqu’à maintenant je croyais être le seul à
me poser, l’écrivain américain Daryl Gregory se les pose également et y répond de fort belle manière dans son roman Nous allons tous très bien merci qui reste mon gros coup de cœur littéraire de l’année 2015.

L’histoire:
Le docteur Jan Sayer, psychothérapeute, anime un groupe de discussion très particulier puisqu’il est composé de cinq survivants qui ont dû faire face à une horreur qui tient aussi bien du réalisme le plus morbide que du surnaturel. C’est ainsi qu’à chaque prise de parole des patients, nous faisons la connaissance de Harrison, qui lorsqu’il était ado a affronté une telle abomination qu’on fera de lui plus tard un personnage de roman, de Stan, homme-tronc résultat des exactions d’une famille de cannibales, de Barbara, victime d’un tueur en série qui grave des messages sur les os de ses victimes avant de les recoudre, de Martin qui semble terrorisé à l’idée d’ôter ses lunettes noires et enfin de Greta qui présente un nombre importants de scarifications sur l’ensemble de son corps. Ils sont tous là pour parler de leur trauma et tenter de se reconstruire. Mais l’horreur est-elle vraiment terminée ?
Une histoire originale qui se place du point de vue des victimes mais qui ne donne jamais dans l'excès de gore. Pas besoin. L'identification progressive du lecteur aux différents personnages au fur et à mesure de leurs récits personnels lui fera toucher l'horreur du doigt et saura susciter quelques malaises sans effets grand-guignolesques inutiles.
Inutile d'en dire plus au risque de vous gâcher la lecture d'un roman qu'on a envie de lire d'une seule traite tant chaque fin de chapitre nous donne envie d'enchainer sur le suivant. Entre les séances de psychothérapie et les évocations de l'horreur vécue par les personnages, la tension ne faiblit jamais jusqu'à un dénouement qui réserve quelques surprises.
Daryl Gregory est un auteur à suivre et à ne pas perdre de vue. Auteur de 6 romans et d'un recueil de nouvelles, il n'y a hélas pour le moment que deux titres disponibles en français. Nous allons tous très bien, merci donc mais également L'éducation de Stony Mayhall dont je vous parlerai dans un futur proche, tous deux sortis chez Le Bélial’. Deux autres de ses romans devraient être publiés chez ce même éditeur : Afterparty et Harrison Squarred. Dire que j'ai hâte serait un euphémisme.
Le Padre.

L’histoire:
Le docteur Jan Sayer, psychothérapeute, anime un groupe de discussion très particulier puisqu’il est composé de cinq survivants qui ont dû faire face à une horreur qui tient aussi bien du réalisme le plus morbide que du surnaturel. C’est ainsi qu’à chaque prise de parole des patients, nous faisons la connaissance de Harrison, qui lorsqu’il était ado a affronté une telle abomination qu’on fera de lui plus tard un personnage de roman, de Stan, homme-tronc résultat des exactions d’une famille de cannibales, de Barbara, victime d’un tueur en série qui grave des messages sur les os de ses victimes avant de les recoudre, de Martin qui semble terrorisé à l’idée d’ôter ses lunettes noires et enfin de Greta qui présente un nombre importants de scarifications sur l’ensemble de son corps. Ils sont tous là pour parler de leur trauma et tenter de se reconstruire. Mais l’horreur est-elle vraiment terminée ?
Une histoire originale qui se place du point de vue des victimes mais qui ne donne jamais dans l'excès de gore. Pas besoin. L'identification progressive du lecteur aux différents personnages au fur et à mesure de leurs récits personnels lui fera toucher l'horreur du doigt et saura susciter quelques malaises sans effets grand-guignolesques inutiles.
Inutile d'en dire plus au risque de vous gâcher la lecture d'un roman qu'on a envie de lire d'une seule traite tant chaque fin de chapitre nous donne envie d'enchainer sur le suivant. Entre les séances de psychothérapie et les évocations de l'horreur vécue par les personnages, la tension ne faiblit jamais jusqu'à un dénouement qui réserve quelques surprises.
Daryl Gregory est un auteur à suivre et à ne pas perdre de vue. Auteur de 6 romans et d'un recueil de nouvelles, il n'y a hélas pour le moment que deux titres disponibles en français. Nous allons tous très bien, merci donc mais également L'éducation de Stony Mayhall dont je vous parlerai dans un futur proche, tous deux sortis chez Le Bélial’. Deux autres de ses romans devraient être publiés chez ce même éditeur : Afterparty et Harrison Squarred. Dire que j'ai hâte serait un euphémisme.
Le Padre.
TEL LE PHENIX
Avant-Propos : Cet article provient d'un autre blog (http://thepadrewarjournal.blog4ever.com) que j'ai abandonné pour cause d'apparition de publicités intempestives et non désirées et sur lequel je ne devrais plus pointer le bout du nez. Il a été écrit en avril 2016 par votre serviteur.
Bien que personne n’a constaté mon absence du Web, je vous annonce toutefois mon retour sur la toile pour vous servir, régulièrement je l’espère, divers articles et dossiers sur un peu tout et n’importe quoi tant que ça parle de domaines qui me passionnent mais aussi de sujets qui m’interpellent d’une façon ou d’une autre. Pas besoin de plus de laïus introductif pour passer dans la foulée à notre premier sujet qui lui aussi parle d’un retour, celui de Renaud !
Début avril 2016, est sorti le dernier album du chanteur, simplement intitulé RENAUD, alors que beaucoup pensaient qu’on ne le reverrait pas (plus ?) de sitôt. Heureusement il n’en est rien et le revoilà toujours en forme avec un album qui devrait fermer le clapet à nombre de ses détracteurs qui se réjouissaient plus de lire ses déboires dans les torchons à scandales que de l’entendre chanter à nouveau.
Au cas où vous en douteriez, je suis un grand admirateur de Renaud (depuis la première fois où j’ai entendu Laisse béton il y a de cela une bonne quarantaine d’années) autant pour sa musique que pour ses textes avec lesquels je me suis (presque) toujours senti en phase, de l’adolescence à aujourd'hui où je devrais pouvoir être qualifié d’adulte. Ce fut donc avec une impatience non dissimulée que j’insérai l’album dès le jour de sortie dans mon lecteur CD. Sans trop d’inquiétude d’ailleurs car si sa participation à l’album de Grand Corps Malade (avec le titre Ta batterie) pouvait laisser dubitatif quant à ses capacités vocales du moment, le single Toujours debout sorti quelques mois avant l’album ne laissait plus place au doute sur le vrai retour du chanteur.
Un retour convaincant certes mais plus en douceur qu’à l’accoutumé. Entendez par là que Renaud n’est pas là pour cogner ou revendiquer. Dommage ? Sans doute, car qui mieux que lui dans la chanson française pour coller une mandale musicale à tous ces empêcheurs de vivre sereinement qui nous polluent l’actualité. Et ces dernières années, les matières à coups de gueule ne manquaient pas, hélas. Tant pis, ce sera, on l’espère pour la prochaine fois. En attendant, il nous livre quelques petits moments doux-amers ou simplement émouvants d’une voix certes plus marquée mais qu’il serait dommage de bouder.
Le Padre.
Bien que personne n’a constaté mon absence du Web, je vous annonce toutefois mon retour sur la toile pour vous servir, régulièrement je l’espère, divers articles et dossiers sur un peu tout et n’importe quoi tant que ça parle de domaines qui me passionnent mais aussi de sujets qui m’interpellent d’une façon ou d’une autre. Pas besoin de plus de laïus introductif pour passer dans la foulée à notre premier sujet qui lui aussi parle d’un retour, celui de Renaud !
Début avril 2016, est sorti le dernier album du chanteur, simplement intitulé RENAUD, alors que beaucoup pensaient qu’on ne le reverrait pas (plus ?) de sitôt. Heureusement il n’en est rien et le revoilà toujours en forme avec un album qui devrait fermer le clapet à nombre de ses détracteurs qui se réjouissaient plus de lire ses déboires dans les torchons à scandales que de l’entendre chanter à nouveau.
Au cas où vous en douteriez, je suis un grand admirateur de Renaud (depuis la première fois où j’ai entendu Laisse béton il y a de cela une bonne quarantaine d’années) autant pour sa musique que pour ses textes avec lesquels je me suis (presque) toujours senti en phase, de l’adolescence à aujourd'hui où je devrais pouvoir être qualifié d’adulte. Ce fut donc avec une impatience non dissimulée que j’insérai l’album dès le jour de sortie dans mon lecteur CD. Sans trop d’inquiétude d’ailleurs car si sa participation à l’album de Grand Corps Malade (avec le titre Ta batterie) pouvait laisser dubitatif quant à ses capacités vocales du moment, le single Toujours debout sorti quelques mois avant l’album ne laissait plus place au doute sur le vrai retour du chanteur.
Un retour convaincant certes mais plus en douceur qu’à l’accoutumé. Entendez par là que Renaud n’est pas là pour cogner ou revendiquer. Dommage ? Sans doute, car qui mieux que lui dans la chanson française pour coller une mandale musicale à tous ces empêcheurs de vivre sereinement qui nous polluent l’actualité. Et ces dernières années, les matières à coups de gueule ne manquaient pas, hélas. Tant pis, ce sera, on l’espère pour la prochaine fois. En attendant, il nous livre quelques petits moments doux-amers ou simplement émouvants d’une voix certes plus marquée mais qu’il serait dommage de bouder.
Le Padre.
dimanche 6 janvier 2013
Séance de rattrapage : L'affaire est dans le sac
Première séance de rattrapage, cette rubrique nous permettra de nous pencher sur des œuvres passées de façon plus ou moins lointaine et qui méritent (ou pas, ça dépendra) qu'on y revienne histoire de faire vibrer la fibre nostalgique des lecteurs (j'aime croire que j'en ai quelques uns) ou de déterrer quelque trésor passé jusqu'alors inaperçu aux yeux du grand public. Et s'il existe un genre qui répond bien à cette dernière caractéristique, c'est celui de l'horreur. Ben oui, parce que ce n'est certainement pas à la télévision dite gratuite qu'on pourra se délecter d'un bon film de type horrifique, surveillée qu'elle est par les messieurs propres de la culture de masse. "Pas de film d'horreur à la téloche" clament en chœur les rois de la pensée uniformisée ! Trop traumatisant ! Trop déviant ! Trop décadent ! Vade retro satanas ! En revanche, tout ce beau monde trouvera normal de diffuser à une heure de grande écoute un reportage sur un G.I. dont la jambe est arrachée lors d'une mission en Irak ou Kadhafi en train de crever en boucle. En bref : la véritable horreur, d'accord ! Mais surtout pas de fiction ! Mais bon, passons. Évitons de nous énerver sur une télé qui mérite à peine qu'on en parle pour retourner à notre sujet.
Bien avant la série Masters of horror où les réalisateurs engagés sur le projet avaient carte blanche pour rendre le petit écran plus rouge, la chaîne câblée Showtime au début des années 90 désirait créer une anthologie d'horreur à la façon des Contes de la Crypte, elle-même inspirée des fameux E.C. Comics.
Le résultat fut Body Bags, dirigé par l'un des maîtres du genre, j'ai nommé le grand John Carpenter. Le film sort en 1993 et la filiation avec les Contes de la Crypte est on ne peut plus évidente. Le métrage se découpe en 3 parties reliées entre elle par un John Carpenter cadavérique qui depuis une morgue introduit chaque histoire en nous présentant l'un de ces fameux sacs à cadavres à la façon du gardien de la crypte. Gore et humour noir abondent dans ces présentations. Mais quid des différents segments de ce film à sketches ?
Le premier intitulé The gas station nous présente une étudiante qui prend un job de nuit dans une station service qui pourra lui permettre de réviser au calme alors qu'un tueur en série sévit dans la région. Déroulement et situation relativement classiques (une femme seule dans un endroit isolé, les recommandations faites par son prédécesseur oubliées pour son plus grand malheur ainsi qu'un défilé de visiteurs nocturnes tous plus ou moins étranges qui nous font nous demander quand le tueur apparaîtra) mais efficace, qui ménage quelques moments de tension (le cadavre dans le placard qui fait toujours sursauter, l'affrontement avec le tueur) sans oublier un brin d'humour que John Carpenter, qui réalise le premier acte, utilise avec justesse.
Le second segment, Hair, également réalisé par Carpenter, joue ouvertement la carte de l'humour en introduisant Richard Coberts (Stacy Keach), un homme obsédé par sa calvitie galopante et prêt à tout pour enrayer le processus jusqu'au jour où il tombe sur la publicité du Docteur Lock qui promet le retour d'une chevelure abondante. Prêt à tout pour retrouver de longs attributs capillaires, Richard décide de franchir le pas. Lorsqu'arrive le moment d'ôter ses bandages, c'est un autre homme que Richard Coberts découvre. Un récit qui titillera forcément les hommes préoccupés par la chute de leurs cheveux (pour ma part j'ai résolu ce problème depuis longtemps et n'ai donc frissonné que rétrospectivement).
Enfin, l'histoire qui conclut cette anthologie et intitulée Eye, est réalisée par Tobe Hooper (Massacre à la tronçonneuse) et nous narre les déboires de Brent Matthews (Mark Hamill, impeccable !) joueur de base-ball à succès qui perd son œil droit lors d'un accident de voiture. Désespéré, il accepte la proposition d'une greffe expérimentale de l’œil d'un homme récemment décédé. L'opération réussit à la grande joie de Brent jusqu'au jour où celui-ci commence à voir des choses étranges.
Au final, cette petite anthologie destinée à devenir une série télévisée mais qui ne verra finalement jamais le jour (trop en avance peut-être pour la télévision), tient plutôt bien la route même si une vingtaine d'années est passée depuis et que les effets spéciaux ont évolué. Il est d'ailleurs plutôt réjouissant de profiter d'un film d'horreur sans insert ni trucage numérique propre à notre époque et qui tend à aseptiser les débordements les plus gores. Cette production bénéficie par ailleurs d'un casting solide (Robert Carradine, Stacy Keach, Mark Hamill) en plus de cameos qui devraient réjouir les fans du genre car on y aperçoit aussi bien Wes Craven, Sam Raimi, David Naughton ou encore l'incontournable Roger Corman.
Je vous invite donc à pénétrer en cette morgue car l'occupant des lieux a quelques histoires bien saignantes à vous narrer. Et si vous souhaitez acquérir cette vidéo, sachez qu'elle est encore facilement trouvable sur les sites de ventes en ligne à des prix raisonnables.
A savoir, et à titre de curiosité, que le DVD est également trouvable sous le titre Aberration qui résume à lui-seul la qualité de l'édition. Une jaquette pompée sur l'originale et qui s'avère hors sujet et qui laisse supposer qu'il s'agit du dernier film (à l'époque) de Tobe Hooper d'après John Carpenter (mais d'après quoi ? Ses films, ses scenarii, sa liste de courses ?). Du grand n'importe quoi, donc. Quant à l'arrière de la jaquette, il nous propose des photos d'un autre film sans aucun rapport avec Body Bags (il s'agit d'un film effectivement titré Aberration réalisé par Tim Boxell en 1997 et qui raconte l'histoire d'une femme aux prises avec des lézards mutants). Alors, travail d'un stagiaire qui se serait mélangé les crayons au moment de l'édition de la jaquette ou tentative d'escroquerie pour vendre plusieurs fois le même film sous des titres différents (méthode couramment utilisée dans les bacs à soldes des supermarchés, j'ai des preuves !), le mystère demeure ! En tout cas, méfiez-vous des contrefaçons !
Le résultat fut Body Bags, dirigé par l'un des maîtres du genre, j'ai nommé le grand John Carpenter. Le film sort en 1993 et la filiation avec les Contes de la Crypte est on ne peut plus évidente. Le métrage se découpe en 3 parties reliées entre elle par un John Carpenter cadavérique qui depuis une morgue introduit chaque histoire en nous présentant l'un de ces fameux sacs à cadavres à la façon du gardien de la crypte. Gore et humour noir abondent dans ces présentations. Mais quid des différents segments de ce film à sketches ?
Le premier intitulé The gas station nous présente une étudiante qui prend un job de nuit dans une station service qui pourra lui permettre de réviser au calme alors qu'un tueur en série sévit dans la région. Déroulement et situation relativement classiques (une femme seule dans un endroit isolé, les recommandations faites par son prédécesseur oubliées pour son plus grand malheur ainsi qu'un défilé de visiteurs nocturnes tous plus ou moins étranges qui nous font nous demander quand le tueur apparaîtra) mais efficace, qui ménage quelques moments de tension (le cadavre dans le placard qui fait toujours sursauter, l'affrontement avec le tueur) sans oublier un brin d'humour que John Carpenter, qui réalise le premier acte, utilise avec justesse.
Le second segment, Hair, également réalisé par Carpenter, joue ouvertement la carte de l'humour en introduisant Richard Coberts (Stacy Keach), un homme obsédé par sa calvitie galopante et prêt à tout pour enrayer le processus jusqu'au jour où il tombe sur la publicité du Docteur Lock qui promet le retour d'une chevelure abondante. Prêt à tout pour retrouver de longs attributs capillaires, Richard décide de franchir le pas. Lorsqu'arrive le moment d'ôter ses bandages, c'est un autre homme que Richard Coberts découvre. Un récit qui titillera forcément les hommes préoccupés par la chute de leurs cheveux (pour ma part j'ai résolu ce problème depuis longtemps et n'ai donc frissonné que rétrospectivement).Enfin, l'histoire qui conclut cette anthologie et intitulée Eye, est réalisée par Tobe Hooper (Massacre à la tronçonneuse) et nous narre les déboires de Brent Matthews (Mark Hamill, impeccable !) joueur de base-ball à succès qui perd son œil droit lors d'un accident de voiture. Désespéré, il accepte la proposition d'une greffe expérimentale de l’œil d'un homme récemment décédé. L'opération réussit à la grande joie de Brent jusqu'au jour où celui-ci commence à voir des choses étranges.
Au final, cette petite anthologie destinée à devenir une série télévisée mais qui ne verra finalement jamais le jour (trop en avance peut-être pour la télévision), tient plutôt bien la route même si une vingtaine d'années est passée depuis et que les effets spéciaux ont évolué. Il est d'ailleurs plutôt réjouissant de profiter d'un film d'horreur sans insert ni trucage numérique propre à notre époque et qui tend à aseptiser les débordements les plus gores. Cette production bénéficie par ailleurs d'un casting solide (Robert Carradine, Stacy Keach, Mark Hamill) en plus de cameos qui devraient réjouir les fans du genre car on y aperçoit aussi bien Wes Craven, Sam Raimi, David Naughton ou encore l'incontournable Roger Corman.Je vous invite donc à pénétrer en cette morgue car l'occupant des lieux a quelques histoires bien saignantes à vous narrer. Et si vous souhaitez acquérir cette vidéo, sachez qu'elle est encore facilement trouvable sur les sites de ventes en ligne à des prix raisonnables.
Le Padre.
samedi 15 décembre 2012
Le coin du lecteur : Reviens JPP, reviens !
Pour moi qui fus tout jeune un
passionné de cinéma, il me fallait un guide qui m’alimenterait en nouvelles
croustillantes quant aux sorties à venir ainsi qu’un conseiller qui m’indiquerait
dans quelles salles obscures j’allais me réfugier pour basculer dans d’autres
dimensions desquelles je ressortirais émerveillé ou, manque de bol, déçu. Les
premiers magazines que je découvrais, s’ils étaient certes informatifs, n’étaient
guère passionnants et aussi chaleureux qu’un programme télé. Et puis, je tombai
sur les mensuels qui allaient bouleverser pas mal de choses dans mon vécu et
mes goûts cinématographiques. Il y en eut deux pour l’essentiel dont l’un
disparu au début des 90, j’ai nommé Starfix que certains parmi vous ont
peut-être eu le bonheur de tenir entre leurs mains. Le second magazine que je
découvrais alors qu’il existait depuis 18 ans déjà et que je n’allais plus
lâcher dès lors n’est autre que le célèbre Mad Movies créé par Jean-Pierre
Putters. Véritable déclaration d’amour au cinéma de genre, le mensuel n’a eu de
cesse de défendre des films souvent méprisés dans la plupart des revues dites
sérieuses. Amateurs de fantastique, de science-fiction ou d’horreur, Mad Movies
est fait pour vous. Mais si je vous parle de tout ça, ça n’est pas pour vous
inciter à vous abonner derechef au mag
(mais rien ne vous en empêche si vous souhaitez lire une bonne revue
spécialisée sans tomber toutes les 3 pages sur une publicité). Non, en fait l’évènement
est ailleurs.
Jean-Pierre Putters, fondateur de
Mad donc, qui s’est séparé de son bébé en 2001, vient de sortir un livre de
toute beauté qui ravira non seulement les lecteurs du magazine, mais également
tous les amateurs de cinéma fantastique. Il est vrai que le plaisir de lecture
se voit renforcé pour ceux qui comme moi suivent cette revue depuis plus de 20
ans voire depuis ses origines ce qui nous donne une petite quarantaine d’années.
Dans ce livre, JPP nous raconte
dans un premier temps sa vie, ses passions, ses rencontres qui l’ont amené à créer
un magazine de cinéma toujours culte de nos jours. Dans la seconde partie, l’auteur
reprend chronologiquement les numéros de Mad Movies auxquels il ajoute nombre d’anecdotes
plus intéressantes les unes que les autres.
A l’heure qu’il est, je n’ai pas encore terminé la lecture de l’œuvre (je vous avouerai prendre mon temps pour ne pas l’achever trop vite) mais le plaisir ressenti jusque là est intense. JPP possède une plume et un humour qui ont fait ses preuves et je ne saurais trop vous le conseiller même si vous n’êtes pas un lecteur du magazine car dans ce cas vous aurez quand même l’occasion de vous délecter d’une biographie passionnante, amusante et émouvante.
Pour conclure, je tenais à
remercier mon ami Zomba666 qui m’a fait cadeau de ce magnifique ouvrage. Voilà
qui est fait.
Le Padre.
Vidéos et débats - Episode 1 : Voyage en nazi
Ignorons superbement les raisons
de cette année de silence sur ce blog et entrons dans le vif du sujet en
démarrant une petite chronique consacrée aux vidéos (films, séries ou clips)
visionnées récemment par votre serviteur (mais vous êtes également les bienvenus sur ce blog si vous voulez me filer un coup de main). Elles ne seront pas forcément
d’actualité mais qu’importe le contexte pourvu qu’on se détende un brin. Conseil ou mise en garde, cette rubrique
balaiera un large spectre de qualité, des classiques qui font l’unanimité (mais qui font aussi un peu chier) au
pire des nanars (avec lesquels on peut prendre son pied) tout en étant bien conscient de n’asséner aucune vérité
universelle mais uniquement un avis personnel nourri à la pop culture depuis
des années. Sans plus attendre, penchons-nous de suite sur le cas d’une vidéo
sortie récemment et sans aucun doute passée inaperçue aux yeux du grand public,
j’ai nommé IRON SKY.
Amoureux des scénarii
improbables, pénétrez en ces lieux sans craintes. Oublions tout de suite la
date du 21 décembre 2012, prévision funeste des mayas qui n’ont apparemment pas
été foutus de prédire leur propre disparation et inquiétons-nous plutôt de ce
qui risque de nous tomber sur le coin du nez en 2018. Oui ! Car Iron Sky
nous le dit : "La menace viendra de l’espace et les nazis débarqueront pour
prendre possession de notre planète". Mais d’où viennent ces hordes de barbares
nostalgiques du IIIème Reich ? Eh bien, de la Lune. Mais avant cela, de la
Terre !
Quelques explications : Alors que les
alliés mettent fin à l’invasion allemande et des forces de l’axe à l’issue de
la seconde guerre mondiale, un groupe de nazis parvient à s’échapper direction
la face cachée de la Lune bien avant qu’Armstrong y pose le pied et que Pink
Floyd compose son album ! Sur place, ils construisent une véritable
forteresse afin de préparer l’avènement du IVème Reich.
En 2018, les Etats-Unis envoient
une mission sur la Lune dont le seul but et de redorer le blason de la
présidente en place (sosie de l'ex-candidate Sarah Palin). Après l’alunissage, l’équipage tombe nez à nez avec un
escadron de soldats allemands auxquels il doit faire face.
Inutile d’aller plus avant dans
le pitch de départ sans qu’on ressente un évident parfum de série Z. Mais
voilà, parfois les choses ne sont pas ce qu’elles laissent paraître. Là où on
aurait pu s’attendre à un film mêlant action et science-fiction agrémenté de
quelques combats sanglants, on se retrouve devant une comédie complètement assumée.
Car il faut bien le dire, Iron Sky, c’est du grand n’importe quoi ! On y
trouve pêle-mêle une gigantesque base lunaire dont les mystères de la
construction resteront en l’état, des lois physiques réinventées (la pesanteur
et le manque d’oxygène ne semble gêner
personne sur la Lune), un sérum qui transforme les Noirs en Blancs ou encore un
chef nazi qui s’agace quand on le salue d’un « Heil Hitler !». Du
grand n’importe quoi, certes, mais sans aucune prétention et plutôt réjouissant
au final, bien loin des "Disaster Movie" et autres "Spartatouille", purges ricaines
dont rien ne pouvait provoquer le moindre rictus.
Cette production
germano-finlandaise par un réalisateur, Timo Vuorensola, assurément geek et
biberonné à la culture bis (en témoigne ce grand melting-pot de steampunk,
science-fiction et comédie « ZaZesque ») , au budget très restreint,
semble en avoir coûté dix fois plus et nous offre de superbes images même si
peu crédibles (un soldat allemand en
side-car sur une route lunaire) que ne renieraient pas certains blockbusters outre-atlantique.
En plus de son second degré
permanent et ses combats spatiaux généreux, le film n’oublie pas de saupoudrer
le tout d’un esprit critique amusant et acide envers les pouvoirs en place (le gouvernement américain en prend pour son grade) et autres
institutions et prône un véritable esprit de tolérance.
Quant aux acteurs, pour la
plupart inconnus chez nous (si l’on excepte l’excellent Udo Kier toujours partant pour incarner un bon vieux salopard), ils
apportent un capital sympathie non négligeable, Christopher Kirby et la toute
mimi Julia Dietze en tête, qui
compense un jeu peut-être parfois un peu léger.
Que dire de plus sinon d’aller
jeter un œil à la bande-annonce dans un premier temps : Iron Sky - Trailer
Si l’aventure vous tente, n’hésitez
pas ! Ce sera toujours mieux que d’allumer une télévision au paysage bien morne
et qui plus qu’à son tour crache au visage du téléspectateur. Iron Sky aura au
moins le mérite de ne pas vous tromper sur la marchandise et saura je l’espère,
vous distraire un moment.
Le Padre.
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