dimanche 7 août 2022

Post-Apo (pour bientôt ?) : Episode 1

 Terre brûlée (No blade of grass) de Cornel Wilde (1970)

Un virus qui détruit les ressources agricoles ajouté à la pollution déclenche une catastrophe mondiale. Les gens fuient les grandes villes, des groupes s’organisent, la violence augmente. 

John, un ancien militaire tente d’emmener sa famille en un lieu qu’il pense plus sûr, une maison à la campagne où se trouve son frère. 

Un film tourné en 1970 et qui dénonce l’abus du genre humain envers la planète et dont la résonance est troublante avec l’époque actuelle. 

L’histoire commence par une voix off annonçant qu’en 1970, l’homme a épuisé les ressources naturelles et pollué son environnement. S’en suit des images d’archives de pollution et de famine bien réelles. On va alors suivre la fuite d’une famille loin des couvre-feux, des émeutes et de la peur d’une réponse mortelle des gouvernements. Sur le chemin, ils ne rencontreront que la violence et la loi du plus fort, du plus barbare. Meurtres, viols, pillage. L’homme se soulève contre l’homme, le frère contre le frère dans ce récit qui sonne comme un signal d’alerte que personne n’entendra dans le monde réel vu la situation actuelle. Mais il y en aura toujours pour dire que le réchauffement climatique n’existe pas et que leurs usines rejettent des déchets bio. 

Le film est plutôt intéressant, outre son côté quasi visionnaire, et évoque parfois le Ravage de Barjavel sur l’aspect fuite des villes. Le seul bémol que j’ajouterai serait la rapidité des évènements ou le changement de position de certains personnages voire un certain manque d’émotion dans des moments extrêmement tragiques. 

Sans spoiler quoi que ce soit car ce n’est pas non plus un film à retournement de situation, le récit se clôt sur la voix-off du héros qui dit : « Ce film n’est pas un documentaire. Mais ça pourrait le devenir. » 


Un bon film en tout cas qui aurait pu à une autre époque télévisuelle être suivi d’un débat à la façon des émissions comme L’Avenir du Futur ou Les Dossiers de l’écran. Mais ce n’est pas comme s’il existait des émissions intéressantes à la télé. Discours de vieux con, certes, mais de vieux con qui regrette une télé qui avait quand même un peu plus de couilles avant. C’était implicite mais ce film est un conseil. 

 

Le Padre

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